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Arrivées depuis quelques années aux jardins partagés, les abeilles vivent en parfaite harmonie dans les jardins où elles trouvent leur compte grâce aux plantes mellifères, aux pratiques culturales respectueuses de l’environnement (compostage et abandon des pesticides), et à la grande diversité d’espèces végétales. Mais, sous la menace du frelon asiatique, la colonie est en péril.

 

Installée au coeur des jardins partagés depuis 2010, la ruche passerait presque inaperçue. Derrière les parcelles, à quelques encablures des eaux du Dardaillon, la colonie bourdonne dans son petit coin de verdure. Ancien boulanger reconverti dans l’apiculture, Gaëtan Lebosse se rend chaque semaine aux côtés des jardiniers pour inspecter la ruche. « Nous n’avons encore jamais fait de récolte de miel. L’idée était plutôt de faire découvrir aux jardiniers l’apiculture, et l’abeille. Elle leur est extrêmement utile pour polliniser le potager », explique l’apiculteur. « Il y a beaucoup à faire. Entre le froid, l’humidité et la menace du frelon asiatique, leur principal prédateur, les abeilles requièrent une attention de tous les instants », précise-t-il. « La ruche a aussi besoin d’une nouvelle reine. » Gaëtan Lebosse va procéder au remérage au printemps. « L’objectif est de bien passer l’hiver. Il faut réduire l’entrée de la ruche pour éviter les intrusions et fournir aux abeilles un complément alimentaire ». Pendant l’hiver, le volume de la ruche est réduit à un strict minimum pour protéger les abeilles, quand vient l’été, ce sont près de 50 000 individus qui s’épanouissent au coeur de la biodiversité locale. « Une ruche peut produire entre 10 et 15 kg de miel par récolte ». En attendant peut-être une première récolte de miel issu de la ruche des jardiniers, l’apiculteur s’affaire à la santé de ses abeilles.

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