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Prévention: les manières concrètes de se prémunir du « moustique tigre »

Les femelles du « moustique tigre » Aedes albopictus pondent leurs œufs à sec et/ou à la limite des eaux stagnantes. Lorsque les conditions climatiques sont favorables (à partir du milieu du printemps), les œufs éclosent dès qu’ils sont au contact de l’eau : ils donnent alors des larves qui, au bout de 5 à 6 jours, donnent, après nymphose, des moustiques adultes et… piqueurs. Très important : ce phénomène se produit avec des eaux sales comme propres.

Gîtes larvaires : un peu partout chez soi

Les « gîtes » de reproduction du « moustique tigre » Aedes albopictus sont de micro dimension, toujours en milieu urbain ou périurbain, jamais en milieux naturels humides ouverts. Ce peut être des creux d’arbres, par exemple, mais surtout une foultitude de petites collections d’eau artificielles telles que :

  • seaux, vases, soucoupes.
  • fûts et citernes.
  • écoulements de gouttières.
  • pneus, boîtes de conserve.
  • et tout petit réceptacle d’eaux pluviales ou domestiques à découvert.


Ces « gîtes » de reproduction sont donc, en grande partie, fabriqués par l’Homme. Ils se trouvent le plus souvent au sein des domiciles privés (cours, jardins, terrasses, balcons…). Dans ce cas, il est impossible de les recenser tous, d’autant que la plupart sont temporaires, aléatoires ou difficiles d’accès.

À vous de jouer : plus d’eau pour les moustiques

Alors, si vous êtes dans cette situation, ne tergiversez pas, car la façon la plus efficace et radicale de se protéger de ces nuisances, c’est ranger, curer, protéger, couvrir (toiles moustiquaires) ou évacuer les eaux stagnantes. Ou mieux encore, chaque fois que possible, supprimer physiquement ces gîtes.

La moitié du succès, c’est vous !

Aedes albopictus ou « moustique tigre »
Développement aquatique : c’est là que tout se joue

La multitude de gîtes larvaires (lieux de ponte) qui existent dans notre environnement proche (seaux, vases, soucoupes, fûts, citernes, gouttières obstruées, bâches non tendues…) fait de chacune et chacun de nous le premier acteur de la lutte contre la prolifération de ce moustique. Plusieurs gestes simples, économiques et efficaces peuvent être mis en œuvre :

  • du sable dans les coupelles de pots de fleurs évite l’eau stagnante tout en gardant l’humidité.
  • les collecteurs d’eau doivent être fermés hermétiquement ou bâchés avec de la toile moustiquaire.
  • Il faut penser à vérifier l’écoulement des eaux des gouttières.
  • Il faut vider une fois par semaine ou ramasser tous les réceptacles dans les jardins ou sur les terrasses et les balcons (écuelles pour animaux, bâches non tendues, jouets, outils et objets de jardinage qui pourraient retenir de micro collections d’eau, etc).


Un seul mot d’ordre : « Soyez secs avec les moustiques ». Partout, supprimez les eaux stagnantes.  

C’est au prix d’une lutte incessante, individuelle et collective (au niveau de chez soi et de son quartier), que pourront être réduits les niveaux de populations de « moustiques tigres » et leurs nuisances.

Pour tout savoir : www.albopictuslr.org

Informations complémentaires : www.eid-med.org

 

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