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Un apiculteur aux petits soins pour les abeilles

Arrivées depuis quelques années aux jardins partagés, les abeilles vivent en parfaite harmonie dans les jardins où elles trouvent leur compte grâce aux plantes mellifères, aux pratiques culturales respectueuses de l’environnement (compostage et abandon des pesticides), et à la grande diversité d’espèces végétales. Mais, sous la menace du frelon asiatique, la colonie est en péril.

 

Installée au coeur des jardins partagés depuis 2010, la ruche passerait presque inaperçue. Derrière les parcelles, à quelques encablures des eaux du Dardaillon, la colonie bourdonne dans son petit coin de verdure. Ancien boulanger reconverti dans l’apiculture, Gaëtan Lebosse se rend chaque semaine aux côtés des jardiniers pour inspecter la ruche. « Nous n’avons encore jamais fait de récolte de miel. L’idée était plutôt de faire découvrir aux jardiniers l’apiculture, et l’abeille. Elle leur est extrêmement utile pour polliniser le potager », explique l’apiculteur. « Il y a beaucoup à faire. Entre le froid, l’humidité et la menace du frelon asiatique, leur principal prédateur, les abeilles requièrent une attention de tous les instants », précise-t-il. « La ruche a aussi besoin d’une nouvelle reine. » Gaëtan Lebosse va procéder au remérage au printemps. « L’objectif est de bien passer l’hiver. Il faut réduire l’entrée de la ruche pour éviter les intrusions et fournir aux abeilles un complément alimentaire ». Pendant l’hiver, le volume de la ruche est réduit à un strict minimum pour protéger les abeilles, quand vient l’été, ce sont près de 50 000 individus qui s’épanouissent au coeur de la biodiversité locale. « Une ruche peut produire entre 10 et 15 kg de miel par récolte ». En attendant peut-être une première récolte de miel issu de la ruche des jardiniers, l’apiculteur s’affaire à la santé de ses abeilles.

Les mercredis du 0-phyto

Le Symbo et la commune de Lunel-Viel vous accueillent pour une après-midi sous le signe du O-Phyto. Rendez-vous le 28 juin à partir de 16h30 à l’Orangerie de Lunel-Viel. L’objectif de cette rencontre est de valoriser les actions opérées sur le territoire, en présence d’intervenants locaux qui portent ces projets. Découvrez le programme complet.

Soyez secs avec les moustiques

Prévention: les manières concrètes de se prémunir du « moustique tigre »

Les femelles du « moustique tigre » Aedes albopictus pondent leurs œufs à sec et/ou à la limite des eaux stagnantes. Lorsque les conditions climatiques sont favorables (à partir du milieu du printemps), les œufs éclosent dès qu’ils sont au contact de l’eau : ils donnent alors des larves qui, au bout de 5 à 6 jours, donnent, après nymphose, des moustiques adultes et… piqueurs. Très important : ce phénomène se produit avec des eaux sales comme propres.

Gîtes larvaires : un peu partout chez soi

Les « gîtes » de reproduction du « moustique tigre » Aedes albopictus sont de micro dimension, toujours en milieu urbain ou périurbain, jamais en milieux naturels humides ouverts. Ce peut être des creux d’arbres, par exemple, mais surtout une foultitude de petites collections d’eau artificielles telles que :

  • seaux, vases, soucoupes.
  • fûts et citernes.
  • écoulements de gouttières.
  • pneus, boîtes de conserve.
  • et tout petit réceptacle d’eaux pluviales ou domestiques à découvert.


Ces « gîtes » de reproduction sont donc, en grande partie, fabriqués par l’Homme. Ils se trouvent le plus souvent au sein des domiciles privés (cours, jardins, terrasses, balcons…). Dans ce cas, il est impossible de les recenser tous, d’autant que la plupart sont temporaires, aléatoires ou difficiles d’accès.

À vous de jouer : plus d’eau pour les moustiques

Alors, si vous êtes dans cette situation, ne tergiversez pas, car la façon la plus efficace et radicale de se protéger de ces nuisances, c’est ranger, curer, protéger, couvrir (toiles moustiquaires) ou évacuer les eaux stagnantes. Ou mieux encore, chaque fois que possible, supprimer physiquement ces gîtes.

La moitié du succès, c’est vous !

Aedes albopictus ou « moustique tigre »
Développement aquatique : c’est là que tout se joue

La multitude de gîtes larvaires (lieux de ponte) qui existent dans notre environnement proche (seaux, vases, soucoupes, fûts, citernes, gouttières obstruées, bâches non tendues…) fait de chacune et chacun de nous le premier acteur de la lutte contre la prolifération de ce moustique. Plusieurs gestes simples, économiques et efficaces peuvent être mis en œuvre :

  • du sable dans les coupelles de pots de fleurs évite l’eau stagnante tout en gardant l’humidité.
  • les collecteurs d’eau doivent être fermés hermétiquement ou bâchés avec de la toile moustiquaire.
  • Il faut penser à vérifier l’écoulement des eaux des gouttières.
  • Il faut vider une fois par semaine ou ramasser tous les réceptacles dans les jardins ou sur les terrasses et les balcons (écuelles pour animaux, bâches non tendues, jouets, outils et objets de jardinage qui pourraient retenir de micro collections d’eau, etc).


Un seul mot d’ordre : « Soyez secs avec les moustiques ». Partout, supprimez les eaux stagnantes.  

C’est au prix d’une lutte incessante, individuelle et collective (au niveau de chez soi et de son quartier), que pourront être réduits les niveaux de populations de « moustiques tigres » et leurs nuisances.

Pour tout savoir : www.albopictuslr.org

Informations complémentaires : www.eid-med.org

 

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