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  • Un constat : le nombre d’automobilistes à Lunel-Viel augmente de façon continue

Prenez un village vigneron, qui s’est lentement construit en 2000 ans d’histoire. Rues étroites, maisons construites par les paysans du Moyen-Âge jusqu’au siècle dernier. Transformez ce village en zone péri-urbaine, sous l’influence de la métropole voisine de Montpellier. Que se passe-t-il ?

Là où on trouvait autrefois une maison ancienne avec une famille, on trouve aujourd’hui entre deux et quatre logements. Chacun des ménages possède aujourd’hui deux voitures en moyenne. Résultat, là où on trouvait autrefois une charrette pour les travaux des champs, on trouve aujourd’hui quatre à huit voitures permettant à des actifs de se rendre sur leur lieu de travail (Montpellier le plus souvent). Résultat : le village, notamment le centre-ville menace d’étouffer sous la pression automobile : circulation plus dense, stationnement envahissant. La circulation à pied ou à vélo devient chaque jour plus inconfortable, voire dangereuse.

 

  • Le plan de référence : une vision globale des problèmes (2009 – 2010)

La municipalité a fait le choix d’une étude urbaine pour avoir une vision d’ensemble des problèmes. Confiée à Hérault Aménagement, elle prend la forme d’un plan de référence abordant les problématiques suivantes.

– Maîtriser l’urbanisation en recyclant des espaces en friches pour ne pas étendre de façon trop importante les surfaces urbanisées, donc les déplacements : l’étude comporte un « zoom » sur le secteur de la cave coopérative

– Déplacer des équipements publics obsolètes générant de la circulation en centre-ville : l’école Jules Ferry sera accueillie en 2012 dans les nouveaux locaux de l’école Gustave Courbet.

– Établir un plan de liaisons dites « douces » pour encourager la circulation des piétons et des cyclistes

– Créer des poches de stationnement en lisière du centre-ville

– Revoir le plan de circulation, en modifiant certains sens de circulation, et en supprimant les doubles sens dans les rues trop étroites

 

  • Un premier grand chantier : la requalification de la RN 113 (2011)

C’était la plus grande urgence pour la sécurité des piétons : traversée par 15000 véhicules par jour, la route nationale était un véritable danger pour les Lunel-Viellois, contraints de marcher sur la chaussée par le stationnement anarchique sur les trottoirs.

Les travaux ont permis de sécuriser les déplacements des piétons et des cyclistes tout en créant des places de stationnement pour les riverains et les commerçants.

 

  • La modification du plan de circulation (2011 – 2012)

Le nouveau plan de circulation se traduit par la mise en sens unique des rues trop étroites : rue André Auguste, rue des Boscs, rue du Dardaillon. Ainsi, la largeur dévolue à la circulation automobile est réduite, ce qui permet de créer des cheminements pour les piétons.

 

  • Le déménagement de l’école Jules Ferry (2012)

Générant la moitié du trafic en centre-ville (700 voitures / jour sur 1400) d’après les comptages réalisés en 2009 par le Conseil général de l’Hérault, l’emplacement de l’école était une nuisance pour le fonctionnement urbain de Lunel-Viel : la sortie de l’école donnait à voir des scènes d’anarchie intéressantes avec enfants courant au milieu de la noria de voitures…

La construction de nouvelles salles de classe permet de rassembler les élèves à l’école Gustave Courbet, dont la sortie donne sur une esplanade piétonne.

 

  • La création de cheminements pour les piétons et de pistes cyclables (2010 – 2013)

Le premier tronçon cyclable est réalisé sur la route de Saint-Just en 2010 par le Conseil général. En 2012, le Département réalise la piste cyclable reliant le collège de Lansargues à Lunel-Viel. La commune complète cet itinéraire par des bandes cyclables rue de l’Abrivado, rue de l’Occitanie et une piste cyclable bi-directionnelle rues de la Saladelle et de la Manade. Désormais, il est possible d’aller de l’école Gustave Courbet au collège de Lansargues à vélo.

Le centre-ville est désormais entièrement en zone 30 avec possibilité pour les cyclistes d’emprunter les rues à contresens ; dans les rues trop étroites, la commune applique un nouveau dispositif du Code de la route, la zone de partage : 20 km/h maxi, priorité aux piétons et aux cyclistes. La première voie concernée est la rue Antoine Roux, empruntée par les enfants de l’école maternelle.

 

  • L’aménagement de parkings (depuis 2008)

Pour dégager les cheminements des piétons et limiter le nombre de voitures stationnant dans les rues, la commune développe l’offre de stationnement.

Le parking des Thermes : en 2008, le parking des Thermes est aménagé : une bretelle d’accès est créée côté sud pour permettre un accès séparé des voitures au secteur de la crèche et de l’école maternelle. La pose de caméras de vidéoprotection en 2009 permet de le sécuriser, avec une diminution sensible des incivilités. Le parking est aujourd’hui utilisé à 100% de ses capacités par les parents de l’école maternelle.

Le parking de la salle Roux : l’arrière de la salle communale est depuis 2011 un parking public courte durée. Il offre désormais 10 places de stationnement en zone bleue.

Le parking Clémenceau : à l’angle de la rue Clémenceau et de la RN 113, il offre 9 places accessibles désormais depuis la nationale pour une meilleure desserte des commerces et des riverains.

La RN 113 : 20 places supplémentaires ont été créées lors de la réfection de la RN 113, permettant de résoudre le problème du stationnement sur cet axe.

Plusieurs créations de parkings supplémentaires sont aujourd’hui à l’étude.

 

  • Rendre la rue accessible aux plus vulnérables

La circulation pour les Personnes à Mobilité Réduite (P.M.R) dans le village, très inconfortable, voire impossible en 2008, s’améliore avec la création de plusieurs itinéraires.

– La première voie accessible aux P.M.R  réalisée à Lunel-Viel est le bas de la rue du Dardaillon, longeant la maison de retraite La Jolivade et les jardins familiaux. (2011)

– L’avenue de la République rénovée en 2011 permet l’accès des P.M.R aux commerces de la RN 113.

– La réfection prochaine (été 2013) de la rue du Dardaillon permettra aux P.M.R de relier la maison de retraite La Jolivade et l’école Gustave Courbet au centre ville.

Peu à peu, le village s’adapte aux exigences du XXIème siècle, en favorisant une mobilité écologique, compatible avec le développement durable. La circulation des piétons et des vélos devient confortable et devient prioritaire sur la voiture.

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