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En 2010, la municipalité a obtenu l’abandon du projet de plate-forme de mâchefers à Lunel-Viel.

C’est ce qu’indique le Préfet dans un courrier adressé au maire Jean Charpentier. L’enquête publique prévue concernant le projet est abandonnée, ainsi que la modification du document d’urbanisme de la commune. La commune échappe donc au stockage des résidus de l’incinérateur : métaux lourds, dioxines… ces polluants dont l’impact sur la santé et l’environnement restent mal connus ne s’entasseront pas dans l’énorme hangar qui devait voir le jour à côté de l’incinérateur.

 

  • La commune revient de loin !

En effet, l’ancien maire avait accepté l’installation des mâchefers à Lunel-Viel. Pour la Préfecture, la chose était donc acquise. En 2008, les premières réunions entre ses services et les élus de Lunel-Viel (Jean Charpentier, Jean-François Gounelle et Fabrice Fenoy) sont en effet tendues : l’Etat n’entend pas revenir sur la décision prise. La commune développe alors plusieurs arguments : pourquoi concentrer à Lunel-Viel toutes les nuisances ? (le village ayant déjà sa part avec l’incinérateur…) ; comment persuader les habitants de Lunel-Viel et du Lunellois de mieux trier leurs déchets si la seule récompense qu’ils obtiennent est une installation polluante ? Les élus font aussi valoir qu’ils font tout pour changer l’image du village (rénovation de la RN 113, création de festivals de musique, de théâtre, réalisations environnementales comme les jardins familiaux…) et que l’installation des mâchefers serait une nouvelle publicité très négative pour Lunel-Viel. La Préfecture finit par se rendre à l’évidence : personne n’a intérêt à implanter les mâchefers à Lunel-Viel. Juridiquement, l’Etat n’y est pas contraint ; l’exploitant Ocréal n’y a pas d’intérêt, et la population du village représentée par ses élus a fait connaître son hostilité.

 

  • Le combat continue

En effet, il s’agit d’une suspension, probablement définitive. Mais, au sens strict, suspension ne veut pas dire annulation… Par ailleurs, cette grande victoire de tous les Lunelviellois n’est qu’une étape dans la remise en cause de l’incinération comme moyen privilégié du traitement des déchets. Prochaine étape : la mise en place d’une surveillance sanitaire, pour qu’on puisse enfin évaluer l’impact de l’incinérateur sur la santé des habitants.

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